Urbanisme

Prochains rendez-vous...

Dimanche 3 septembre : 37e édition de la Randonnée des coteaux organisée par les Cyclo-copains

 

Dimanche 10 septembre : Forum des associations organisé par la commune de 10 h à 16 h, salle polyvalente et ses abords

Jeudi 14 septembre : Collecte de sang organisée par l'ADSB de 15 h à 19 h 30, salle polyvalente

Samedi 16 et dimanche 17 septembre : Journées européennes du patrimoine organisées par la Commune

Dimanche 24 septembre : Course cyclise "Gentleman La Podesta" organisée par la commune en partenariat avec l'Union Cycliste Manosque 04

Où nous joindre

Hôtel de ville
6 avenue Auguste Bastide 04860 PIERREVERT
Tél. 04 92 72 86 87

Fax : 04 92 72 88 60

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Lundi à vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h

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Risque "mouvements de terrain"

1 - Qu'est-ce qu'un mouvement de terrain ?

Un mouvement de terrain est un déplacement, plus ou moins brutal, du sol ou du sous-sol. Les mouvements de terrain, qu'ils soient lents ou rapides, peuvent entraîner un remodelage des paysages. Celui-ci peut se traduire par la destruction de zones boisées, la déstabilisation de versants ou la réorganisation de cours d'eau. Il existe différents types de mouvement de terrain.

Les mouvements lents et continus

Ils entraînent une déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l'humain. Ils regroupent principalement les affaissements, les tassements, les glissements, le retrait-gonflement :

- Les tassements et les affaissements : certains sols compressibles peuvent se tasser sous l'effet de surcharges (constructions, remblais, circulation d'engins) ou en cas d'assèchement (drainage, pompage).

- Le retrait-gonflement des argiles : les variations de la quantité d'eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (période sèche).

- Les glissements de terrain : ils se produisent généralement en situation de forte saturation des sols en eau. Ils peuvent mobiliser des volumes considérables de terre, qui se déplacent le long d'une pente.

Les mouvements rapides et discontinus

Ils se propagent de manière brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs, les éboulements et les coulées boueuses :

- Les effondrements de cavités souterraines : l'évolution des cavités souterraines naturelles (dissolution de gypse) ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains) peut entraîner l'effondrement du toit de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement visible, le plus souvent comme un trou de forme circulaire.

- Les écroulements et les chutes de blocs : l'évolution des falaises et des versants rocheux engendre des chutes de pierres (volume inférieur à 1 dm3), des chutes de blocs (volume supérieur à 1 dm3) ou des écroulements en masse (volume pouvant atteindre plusieurs millions de m3). Les blocs isolés rebondissent ou roulent sur le versant, tandis que dans le cas des écroulements en masse, les matériaux "s'écoulent" à grande vitesse sur une très grande distance.

- Les coulées boueuses et torrentielles sont caractérisées par un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide. Les coulées boueuses se produisent sur des pentes, par dégénérescence de certains glissements avec afflux d'eau. Les coulées torrentielles se produisent dans le lit de torrents au moment des crues.

2 - Le risque sur la commune

Le risque peut se manifester de plusieurs manières selon le type d'aléa, qui peut être :

- Retrait-gonflement des argiles

- Ravinement

- Chutes de blocs et de pierres

- Glissements de terrain

- effondrements de cavités souterraines

Le territoire communal possède des cavités souterraines naturelles, des sols argileux. Ainsi que des galeries souterraines dues à l'exploitation minière. Le risque est donc important.

Le mouvement de terrain lié à la sécheresse (retrait-gonflement des argiles)

Le mouvement de terrain lié à la sécheresse fait partie des mouvements dits lents et continus : le retrait-gonflement des argiles. Il se manifeste par les variations de la quantité d'eau dans certains terrains argileux produisant des gonflements (période humide) et des tassements (période sèche). Plusieurs paramètres entrent en jeu pour la manifestation de ce risque.

La géologie : les retraits-gonflements se développent dans les argiles, de manière plus ou moins conséquente suivant le type d'argile.

L'hydrogéologie et la météorologie : les variations de teneur en eau des terrains sont un paramètre essentiel conditionnant l'intensité de ce phénomène. La fluctuation des nappes souterraines due aux précipitations constitue un facteur aggravant.

La végétation : la présence d'arbres ou d'arbustes augmente l'intensité du phénomène, par l'action de pompage par ces végétaux de l'eau contenue dans le sous-sol.

La modification de l'hydrologie : les variations de la teneur en eau dans les sols, suite à une activité humaine, peuvent accentuer l'intensité du phénomène de retrait-gonflement.

Les autres types de mouvement de terrain

Les autres mouvements de terrain dépendent de la nature et de la disposition des couches géologiques, mais l'action de l'eau et des hommes favorisent les processus de dissolution ou d'érosion qui les génèrent. On distingue :

- Les ravinements qui correspondent à l'entraînement mécanique des particules de sol par les eaux de ruissellement. Le ravinement est un phénomène d'érosion régressive provoquant des entailles vives dans un versant. De vastes zones du territoire communal de Pierrevert sont concernées par ce phénomène. Son développement est favorisé par différents paramètres : la nature et l'épaisseur des terrains affleurant, la topographie, la présence et la densité du couvert végétal et l'intensité des précipitations.

- Les chutes de blocs qui proviennent de l'évolution des falaises et versants rocheux : leur occurrence est rarement prévisible. Sur la commune, ce phénomène est peu représenté mais est néanmoins présent sur certains secteurs (Chemin du Moulin / Voie communale de Sainte-Tulle / Nord de la réserve et de la Grande Gardette).

- Les glissements de terrain qui se produisent en présence de matériaux de très faible cohésion, dans des sols saturés en eau et sur un matériau relativement imperméable. Ils mobilisent des volumes de terrain très variables, du glissement de talus de quelques dizaines de mètres cubes, à de grandes zones en glissement de plusieurs millions de mètres cubes. Sur la commune, ce phénomène est recensé notamment sur les secteurs des Bauds, de Camp Maurin, des Chrestiannes et de Saint-Véran.

- La spécificité des cavités souterraines : des effondrements sont dus à la présence de cavités souterraines creusées artificiellement en vue de leur exploitation. Un inventaire réalisé en novembre 2000 par la Direction Régionale de l'Environnement, de la Recherche et de l'Industrie, a recensé l'ensemble des mines et carrières existantes (lignite) sur la commune et détaille le type d'exploitation auquel chacune a été soumise. L'évolution de ces cavités souterraines, qu'elles soient naturelles ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains), peut entraîner l'effondrement du toit de la cavité et occasionner en surface une dépression généralement de forme circulaire. La DREAL a lancé une étude récente sur "l'après mines" dans le bassin minier du Luberon. Sur la commune, le risque minier impacte plusieurs habitations dans le secteur des Bauds. Une campagne d'investigations avec enquête de terrain approfondie, mesures géophysiques, forages de petit diamètre, reconnaissances localisées par décapage, auscultation du sous-sol a été lancée fin 2014. Selon les résultats de ces investigations, qui concernent 4 propriétaires, des travaux de renforcement pourraient être réalisés si cela s'avère nécessaire. Les conclusions des études menées devraient aboutir en 2016 et devront, en tant que servitude d'utilité publique en vue de l'établissement d'un Plan de Prévention des risques miniers, être prises en compte dans le PLU.

Ça s'est déjà produit

1989 à aujourd'hui : 9 arrêtés pour catastrophes naturelles suite à la sécheresse et réhydratation des sols, ou encore pour des coulées de boues ont été pris.

Certaines habitations gardent encore les traces des mouvements passés par les fissures sur leurs façades.

Le saviez-vous ?

Les mouvements de terrain sont des phénomènes naturels d'origines très diverses qui provoquent la mort de 800 à 1000 personnes par an, en moyenne, dans le monde.

3 - Côté règlementation

A l'achat d'un terrain ou avant des travaux, renseignez-vous à la Mairie sur les risques encourus et les précautions à prendre. Les préjudices occasionnés par les mouvements de terrain sont indemnisés au titre de la garantie "catastrophes naturelles" des contrats d'assurance "dommages aux biens".

4 - Les mesures de sauvegarde

Prévision / Prévention

La complexité géologique des terrains concernés rend délicat le diagnostic du phénomène et donc sa prévision. Cependant, les zones d'aléa seront répertoriées dans le PLU.

Protection

En cas de sinistre, la ville réalise sur place un examen du secteur concerné et prend les mesures conservatoires qui s'imposent :

- Mise en sécurité

- Confortement par les Services Techniques

- Si nécessaire, le poste de commandement communal sera déclenché par le Maire. La population sera alors avertie par tous les moyens à disposition.

- Chez un particulier, la ville peut mettre en demeure le propriétaire concerné pour réalisation de travaux de sécurisation.

Le risque mouvements de terrain sur le portail interministériel de prévention des risques majeurs

Le risque mouvements de terrain sur la rubrique des risques majeurs du site DLVA

Accès à la rubrique sur le risque minier à Pierrevert du site de la commune

Document PDFRisque mouvements de terrain Alpes-de-Haute-Provence
Document PDFRisque mouvements de terrain Pierrevert (rapport de présentation PPRN)

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