• Le risque minier à Pierrevert
  • Mise à jour 23/01/2019 23:15:45

Urbanisme

Prochains rendez-vous...

DÉCEMBRE
Dimanche 1er Marché de Noël de 9 h 30 à 18 h, salle polyvalente.
- Scène chantante organisée par Mélodies en sous-sol à 15 h, salle de la Frache.
Vendredi 6 Soirée Milonga organisée par Accrogotan à partir de 20 h 30, salle polyvalente
Samedi 7
- Concert des associations Ch½ur cante la vido et Mélodies en sous-sol de 18 h à 20 h, église Saint-Pierre (au profit du Téléthon)
- Soirée Country organisée par Frany Country à partir de 20 h 30, salle polyvalente (au profit du Téléthon)

Dimanche 8 Circuit-rallye des petits organisé par la crèche Pirouette Cacahuète de 9 h à 13 h, stade de l'école.
Lundi 9 Conseil municipal à 18 h 30, salle du Conseil
Vendredi 13 Concert du groupe vocal "La clé des chants à 18 h, église Saint-Pierre
Dimanche 15  :
- Concert du groupe vocal "La clé des chants" à 15 h, église Saint-Pierre
- Représentation théâtrale "Que ma joie demeure" de Jean Giono, par la troupe "Les baladins de la joëlette" organisée par l'association Handicap Evasion 04, à 17 h, salle polyvalente.

Samedi 21 : Vernissage de l'exposition "Hazharmonie" de Zoski à 11 h, médiathèque

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Hôtel de ville
6 avenue Auguste Bastide 04860 PIERREVERT
Tél. 04 92 72 86 87

Fax : 04 92 72 88 60

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Ouverture de la mairie :

Lundi au vendredi : de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h

Jeudi : fermeture à 18 h

Samedi : de 10 h à 12 h

Le risque minier à Pierrevert

1 - La définition

Une mine est un gisement de matériaux (or, charbon, sel, uranium...). De nombreuses concessions minières ont été octroyées au cours des siècles. Il en résulte la présence de nombreuses cavités souterraines artificielles plus ou moins profondes présentant des risques d'effondrement.

À l'arrêt de l'exploitation des mines souterraines, et en dépit des travaux de mise en sécurité, il peut se produire, à l'aplomb de certaines mines, trois catégories de mouvements résiduels de terrains.

- Les effondrements localisés résultent de l'éboulement de cavités proches de la surface se traduisant par la création d'un entonnoir de faible surface.

- Les effondrements généralisés se produisent quand les terrains cèdent brutalement sans signes précurseurs.

- Les affaissements se produisent généralement lorsque les travaux sont à plus grande profondeur.

Pour tous ces phénomènes, les dommages peuvent être importants et affecter les bâtiments, la voirie ainsi que les réseaux notamment de gaz et d'eau.

2 - La réglementation

L'Etat élabore et met en ½uvre des plans de prévention des risques miniers (PPRM) qui, dans les secteurs où des constructions nouvelles sont admises, définissent les normes de renforcement des bâtiments pour l'ensemble des communes du bassin, qu'elles soient dotées ou non de PPRM. Ils permettent ainsi d'établir des règles d'utilisation des sols influencés par l'ancienne explosion minière et peuvent interdire toute nouvelle construction dans l'ensemble des zones soumises à risque résiduel. Ils peuvent aussi limiter ou interdire certaines activités professionnelles, ou encore prescrire des normes constructives (par exemple, renforcement des fondations) permettant de garantir à terme la sécurité des personnes et des biens.

Le programme de prévention de "l'après-mine" est suivi par les services de la DREAL.

3 - Les bons réflexes

Avant

- Se renseigner auprès de la mairie sur l'existence d'anciens travaux miniers et de restrictions éventuelles à l'occupation des sols.
- Ne jamais pénétrer dans les anciens travaux miniers souterrains, ni même arpenter les installations de surface.

Pendant

- Les désordres miniers qui apparaissent en surface ne présentent qu'un risque faible pour la sécurité des personnes.
- En revanche, les bâtiments peuvent être affectés et les fissures provoquées peuvent aller jusqu'à provoquer la ruine de l'édifice. C'est pourquoi, cette insécurité peut nécessiter une évacuation immédiate ou à terme des lieux. Dans tous les cas, il convient de prévenir les autorités.
- Éviter de téléphoner pour laisser les secours disposer au mieux des réseaux.

Après

- Ne pas retourner dans les bâtiments sans l'accord des autorités.
- S'il y a des dommages de biens, les faire reconnaître par les autorités qui peuvent déclarer un sinistre minier, ce qui ouvre le droit à l'obtention d'indemnisations. Il se peut qu'une expropriation soit nécessaire si le coût de la remise en état s'avère supérieur à la valeur du bien.

4 - Le risque minier à Pierrevert

Un inventaire réalisé en novembre 2000 par la Direction Régionale de l'Environnement, de la Recherche et de l'Industrie, a recensé l'ensemble des mines et carrières existantes (lignite) sur la commune et détaille le type d'exploitation auquel chacune a été soumise. L'évolution de ces cavités souterraines, qu'elles soient naturelles ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains), peut entraîner l'effondrement du toit de la cavité et occasionner en surface une dépression généralement de forme circulaire. La DREAL a lancé une étude récente sur "l'après mines" dans le bassin minier du Luberon. Cette étude, confiée au groupement d'intérêt public, GEODERIS (BRGM + INERIS) a été présentée lors d'une réunion à la DREAL Manosque le 16 décembre 2013.

Sur la commune, le risque minier impacte plusieurs habitations dans le secteur des Bauds. Une campagne d'investigations avec enquête de terrain approfondie, mesures géophysiques, forages de petit diamètre, reconnaissances localisées par décapage, auscultation du sous-sol a été lancée en septembre-octobre 2014. Les premiers résultats de ces investigations semblent plutôt rassurants pour les 4 propriétés concernées. Les conclusions des études menées devraient aboutir fin 2015 et devront, en tant que servitude d'utilité publique en vue de l'établissement d'un Plan de Prévention des risques miniers, être prises en compte dans le PLU. 

Une synthèse de l'évaluation des aléas liés à l'ancienne activité minière avec une mise à jour de la cartographie des aléas des communes de Dauphin, Manosque, Pierrevert, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Villemus, Villeneuve et Volx a été achevée en janvier 2019.

Le bassin du Luberon a été le siège d'un grand nombre d'exploitations minières entre 1850 et 1965. Ceci a donné lieu à l'institution d'une trentaine de titres miniers, essentiellement pour le lignite, mais également pour le bitume, le soufre et le sel.

De 2004 à 2007, à la demande de la DREAL de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et par l'intermédiaire du Pôle Après-Mine Sud, Geoderis a réalisé les Etudes détaillées des Aléas (EDA) sur les anciennes concessions minières du Bassin Luberon. Parmi les phénomènes évalués, plusieurs types de mouvements de terrain ont été retenus :
- l'effondrement localisé ;
- l'affaissement ;
- le glissement sur les ouvrages de dépôt ;
- le tassement.
Les niveaux d'aléas ont été évalués de faible à moyen pour ce qui concerne l'effondrement localisé et faible pour les autres types d'aléa. Une partie des aléas miniers relatifs aux effondrements localisés de niveau moyen concernait des bâtiments d'habitations. Ces éléments avaient conduit à l'identification d'un risque potentiel de niveau moyen à fort pour 18 habitations réparties sur les communes de Dauphin, Manosque, Pierrevert, Saint-Maime et Saint-Martin-les-Eaux.
Dans ce contexte, la DREAL de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et par l'intermédiaire du Pôle Après-Mine Sud, a sollicité Geoderis pour l'Etude Détaillée des Risques sur ces communes. L'étude a nécessité la réalisation de recherches complémentaires d'archives (Archives Nationales et autres), d'enquêtes de terrain et de travaux de reconnaissances complémentaires (sondages) à proximité des enjeux identifiés comme potentiellement à risque. Les conclusions de l'étude ont permis d'écarter ou de réduire significativement l'aléa "effondrement localisé" (en termes de niveau et/ou d'emprise) et le risque (à un niveau maximal faible) pour les 18 habitations.
Cette étude conduit à des mises à jour locales de la cartographie des aléas des communes concernées. Afin de faciliter le porté à connaissance des aléas, la DREAL a demandé une ré-édition par commune des cartes informatives et des aléas sur les 11 communes du sous-bassin de Manosque s'appuyant sur un document autoporteur synthétisant les études réalisées sur le Bassin du Luberon depuis 2003 et en tenant compte de l'ensemble du travail mené jusqu'à ce jour. Cette réédition des cartes d'aléas par commune du sous-bassin de Manosque, a servi de base de travail à l'établissement d'un porté à connaissances aux communes concernées (Dauphin, Manosque, Pierrevert, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel l'Observatoire, Villemus, Villeneuve et Volx).

Site de Pierrevert
Très peu de descriptions des travaux ont été recensées dans les archives sur les travaux de la concession de Pierrevert. Au cours de l'année 1842, il est indiqué la réalisation d'un travers-bancs de 18 m ainsi que 2 galeries d'environ 20 m desquelles furent extraites environ 45 tonnes de lignite (ces travaux n'ont pu être localisés). A leur base, l'extraction était poursuivie par de petites galeries.
De 1918 à 1921, une série de 8 petits puits fut creusée (de 4 à 5 m de profondeur) dont 5 n'ont pas été poursuivis par des travaux souterrains de plus grande ampleur. En revanche, 3 puits (Du chemin, Arlaud 1 et Arlaud 2) déboucheraient chacun sur un réseau de galeries de quelques dizaines de mètres de longueur.
Enfin, des travaux de recherche ont consisté en 2 tranchées et 3 travers-bancs (de 70 m, 75 m et 25 m). Cependant, un seul de ces travers-bancs recoupa le lignite. Deux puits de recherche infructueux dont l'emplacement est inconnu furent également réalisés :
- moulin franc (117 m de profondeur), situé au moulin de la baraque ;
- maisse (92 m de profondeur) à 300 m au nord du précédent.
Actuellement, aucune trace ne subsiste de ces travaux, d'après la visite de l'ingénieur TPE en mars 1960 consignée dans un Procès-Verbal et l'enquête menée auprès du maire et des riverains. Les sondages réalisés en 2014 dans le cadre de l'étude détaillée des risques sur la commune de Pierrevert (Chemin des Baudets) n'ont recoupés ni de cavités ni de veines de lignite.

Les seuls plans disponibles sur les anciennes exploitations artisanales de Pierrevert sont peu précis. Il s'agit de dessin positionnant approximativement les puits. De ce fait, leur incertitude de positionnement a été évaluée à 50 m. Les investigations par sondages menées autour des puits Arlaud (P17) et du Chemin (P25) n'ont pas apportés de données permettant de diminuer l'incertitude de position des travaux miniers. Compte tenu des données d'archives, il apparait que les travaux associés aux puits ne s'étendaient pas au-delà de 20 m autour de ces derniers. Ces travaux de faible étendue sont considérés, dans une approche forfaitaire, comme inclus dans la marge d'incertitude précédemment définie autour de chacun de chaque puits.

Conclusions des études récentes
Ces études ont permis de retenir en aléa cinq phénomènes dont trois de "mouvements de terrain" : l'affaissement, l'effondrement localisé, le tassement, l'échauffement et l'inondation. En fonction des types de phénomènes, les niveaux retenus varient de faible à moyen (exceptionnellement fort pour le phénomène d'échauffement en cours sur la commune de Saint-Maime). Les communes de Dauphin, Manosque, Pierrevert, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Villemus, Villeneuve et Volx sont concernées par des travaux d'exploitations et la commune de Saint-Michel l'Observatoire par une partie d'un dépôt. Parmi ces communes toutes présentent des aléas à l'exception de la commune de Volx où les travaux sont situés à une trop grande profondeur pour générer des aléas. L'examen de la carte des aléas permet de constater qu'à l'échelle des 8 communes concernées, l'emprise des zones d'aléa retenues est de faible superficie.
Les enjeux bâtis, qui étaient classés en risque potentiel de niveau moyen à fort, ont fait l'objet d'une étude en 2015. Ces enjeux situés sur des zones d'aléa effondrement localisé de niveau moyen sont reconnus sans risque pour la sécurité publique.

Carte d'information (Pierrevert)

Synthèse des travaux miniers recensés

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